Vie en Grèce

Vie en Grèce

22/05/2016 : Le pouvoir change l'homme.

 

C'est ainsi que s'est exprimé Mikis Théodorakis en parlant de Tsipras. Dans une lettre, relayée par les médias, il écrit : « désolé pour Tsipras, le pouvoir a changé l'homme. » et de regretter que la révision de constitution en 1986 ne permette plus au Président de la République de dissoudre le parlement lorsqu'il y a coupure entre le gouvernement et la volonté populaire, ce qui est manifestement le cas en ce moment. Il accorde 20% de soutien au gouvernement Tsipras qui est comme celui de Hollande rejeté par la rue.

 

Il l'accuse également « d' obéir aux ordres de l' étranger et de détruire notre présent et l'avenir du pays ».

 

 

C'est que ce soir, le gouvernement pour faire bonne figure, encore une fois, devant l'Eurogroupe de 24 soit deux jours avant, fait voter un pack de lois qui cette fois achèvent le pays. Il s'agit de nouvelles taxes en dehors de la TVA dont l'augmentation a été votée le 8 de ce mois sur de nombreux produits (e-cigarettes, internet, télé, etc …) et brade tout le patrimoine (ports, aéroport, électricité, eau, …) au profit essentiellement de sociétés étrangères et surtout allemandes.

 

 

Comme pour le week-end du 8 mai, celui du 22 a été précédé de manifestations. Aujourd'hui grève des transports à Athènes divers manifestations dont ce soir à 17h Place de la Constitution.

 

 

A Thessalonique, plusieurs manifestations ont eu lieu aujourd'hui. C'était aussi l'anniversaire de l'attentat perpétré contre le député Lambrakis le 22 mai 1963 et qui était le sujet du film Z de Costa Gavras.

 

 

Les agriculteurs se déclarent prêts à reprendre les barrages dans quelques temps, lorsqu'ils auront terminé les semailles.

 

 

 

Mais c'était aussi le match Panathinaïkos-Olympiakos et comme la soirée était chaude, les terrasses de café étaient pleines, voir photo.

 

Match.JPG

 

 

Pendant ce temps là, certains, hors de Grèce, bien sûr encensent encore un peu la politique du pauvre Tsipras. Je cite La Tribune :

 

« Alexis Tsipras s'efforce de maintenir un équilibre parfois difficile à trouver entre le respect du mémorandum et une certaine résistance à ce dernier. La clé de son action est donc « l'aménagement » des réformes : par exemple, dans le cadre de la recapitalisation des banques, il a dû sacrifier les classes moyennes, mais est parvenu à protéger les plus fragiles. Sur les retraites, il sauvegarde les pensions actuelles au détriment des pensions futures par une augmentation des cotisations. Le but du premier ministre est de « boucler » le plus rapidement possible le programme et en sortir avant la fin de législature en 2019. Il est aussi d'obtenir une restructuration de la dette rapidement pour des raisons plus politiques qu'économiques.

 

(//www.latribune.fr/economie/union-europeenne/pourquoi-la-grece-et-le-fmi-s-opposent-frontalement-561701.html)

 

Romaric Godin »

 

 

 



22/05/2016
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