Vie en Grèce

Vie en Grèce

07-01-2018 : Athènes capitale.

Athènes est la capitale du pays. De toutes les régions du pays viennent des ressortissants grecs pour des démarches administratives ou en simple visite. Le grand moyen de transport est, outre la voiture, le car, le réseau ferré étant presque inexistant et défectueux.

La gare des cars à Athènes se trouve éloignée du centre ville et loin des moyens de transports urbains. Seul un bus partant du centre la dessert.

Elle n’a pas subi d’améliorations depuis plusieurs décennies. Une honte disent les grecs pour une ville comme Athènes.

 

Gare des cars.png

 

Lieu de petits trafics de produits de contrebande, la police est présente, non pour lutter contre, mais pour empêcher le citoyen ordinaire de garer ou même de charger-décharger, le stationnement gratuit étant un problème crucial.

Autant dire qu’une fois de plus, l’absurdité de la situation rend le citoyen encore plus amer.

 

Amer, il l’est. La semaine prochaine (à partir de mardi), de nouvelles mesures vont être votées et bien entendu pas de bonnes. A chaque nouvelle session du parlement, c’est toujours le même refrain : discussion et vote de nouvelles mesures. Comment ne pas être amer !

Dans un an les législatives.

Les grecs sont partagés et surtout résignés. Plus jamais la gauche pour les uns, pour d’autres Syriza repasse. Ce parti, après une chute dans l’opinion publique, semble reprendre du poil de la bête comme on dit. C’est bien le reflet d’un peuple désorienté.

 

Samedi 06 janvier est un jour férié. C’est la Théophanie pour fêter le baptême du Christ dans le Jourdain. Dans les bords de mer, on jette une croix dans l’eau et les fidèles se jettent à l’eau pour aller la chercher. Dans les églises on distribue de l’eau bénite qui sera pulvérisée dans les habitations pour éloigner le mauvais esprit. La ferveur populaire est très grande dans le pays.

 

Eau bénite.png

 

Erdogan est reçu à Paris. En Grèce comme en France et en Europe, on est en train de faire comme si la Turquie devenait un état incontournable qu’il faut ménager.

Ménager, c’est ce que fait Tsipras 2. Un militaire turc accusé d’avoir participé au coup d’état contre Erdogan s’est réfugié en Grèce. La justice lui accordé l’asile politique. Mais réalisme oblige, le gouvernement fait appel à la décision. Tsipras 1 serait monté au créneau contre le gouvernement dans des circonstances similaires (avant 2015).

 

Le jour de la Théophanie, Tsipras et son compère Kaimenos, l’ont passé sur l’île de Kalimnos. Ils ont participé aux cérémonies religieuses. Kamenos a fait le signe de la croix, Tsipras non mais avait l’air de s’emmerder comme on dit vulgairement.

 

Théophanie.png

 

Cette année nouvelle est la fin du mémorandum. Des mesures d’austérités vont être votées, avec des augmentations d’imposition et de taxe (carburants entre autre). C’est une politique qui a fait la preuve de son échec. En effet, il y a beaucoup de grecs qui ne se sont acquittés de leurs impôts en 2017 (plus de 10 milliards), non parce qu’ils sont fraudeurs dans l’âme, mais parce qu’ils n’ont plus les moyens de les payer. L’argent ne rentrant plus, il ne sortira pas plus ! C’est une règle élémentaire dont il faudrait tirer les conséquences. Mais comme cet argent non rentré a été comptabilisé comme présent, il est aisé de fabriquer un excédent budgétaire fictif et donc pour le gouvernement de dépenser plus en ayant moins.

Les impôts 2018 sont déjà annoncés comme pires et ceux de 2019 encore plus. La valeur moyenne de l’augmentation par rapport à 2017 en 2018 est de 320€, elle sera à plus de 700€ en 2019 !

Le prix du fuel domestique augment le 15 janvier et la plus part des grecs ne chauffent plus depuis belle lurette. Ainsi on vit dans les maisons avec pulls et manteau en hivers. C’est suffisant pour être malade et comme le disent les média 6 grecs sur 10 payent de leur poche leurs frais médicaux.

Il en va de même pour le prix du gazole agricole et les agriculteurs se préparent à entrer sur la scène politique.

 

Le grand débat qui intervient en ce moment concerne le nom de la FYROM. La Grèce n’acceptera pas que dans l’appellation officielle de ce pays voisin, figure le terme de Macédoine. Que son territoire soit une partie de la Macédoine n’est pas contesté mais que le terme même de Macédoine lui soit attribué l’est puisqu’il n’en est qu’une partie. De plus il n’est pas question que le passé glorieux des grecs de Macédoine soit attribué à une autre nation. Les grecs sont quasiment unanimes sur ce sujet.

Suite au prochain numéro !



09/01/2018
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